26 janvier 2026
En 2022, 298 Mt de déchets ont été traitées en France par le Service Public de Gestion des Déchets ou par des acteurs privés.
Comment ces déchets sont-ils traités ? Quelles sont les évolutions des modes de traitement ? Comment traiter ces déchets de manière responsable ?
Il existe deux types de traitement pour ces déchets :
Phase I – Déchets non-recyclable : Mise en décharge
- L’incinération, avec ou sans récupération d’énergie grâce à la chaleur créée, représentant 9 % des déchets
- Le stockage, la mise en décharge dans des installations dédiées, représentant 20 % des déchets
- Le remblayage, consistant à stabiliser les sols, qui représente 19 % des déchets, uniquement des déchets minéraux
Phase II – Recyclage
- Le recyclage, pouvant prendre différentes formes représente 52 % du traitement, tous déchets confondus. Mais, 1/3 des déchets recyclés finiront selon la phase I, c’est-à-dire, mis en décharge. »
Source : ADEME
Réduire les ordures ménagères, un défi pour l’avenir
Les volumes, les coûts de traitement, les taxes et donc le prix des ordures ménagères a fortement augmenté. Malheureusement ce n’est pas fini, sauf si les volumes, le poids, les modes de ramassages, les points de collectes venaient à évoluer.
Depuis plus de vingt ans le tri sélectif est en place mais le coût et donc le prix des ordures ménagères augmente malgré tout. Le tri ne rime pas avec une baisse des prix, d’autant que les volumes totaux augmentent encore.
Les informations suivantes (schémas) sont extraites du rapport annuel du SYVALORM pour l’année 2024 :
Le saviez-vous ? Le SYVALORM, c’est en 2024 16 700 tonnes de déchets collectés en porte à porte

Sur l’ensemble des tonnages collectés à domicile, le tri sélectif représente 25 % de l’ensemble.
Or sur la quantité triée destinée au recyclage, il reste encore une partie trop importante qui finira en enfouissement ou en incinération, faute d’un tri suffisamment sérieux à domicile, faute de filières en aval du recyclage ou faute à des coûts de traitement trop élevés.
Il faut continuer à encourager le tri, mais également encourager la diminution de l’ensemble des tonnages.

Des chiffres de collectes à la fois encourageants et décevants :
La baisse du tonnage des ordures ménagères sur le territoire du SYVALORM est de quasi 5% entre 2023 et 2024. Cependant, les tonnages augmentent de 9% en déchetterie.
Le tri, c’est mieux évidemment, mais le résultat reste une hausse des tonnages globaux.
Pour rappel :
Les cendres et matières dangereuses concentrées après incinérations seront enfouies dans un centre agréé. Or personne ne souhaite avoir un centre d’enfouissement près de chez soi.

Ce qu’il faut retenir :
Nous avons produit en moyenne en 2024 : 543 kg de déchet par habitant. On observe une hausse de 4.61 % entre 2023 et 2024.
Il faut donc réduire drastiquement et collectivement notre production de déchets, peut-être revoir notre collecte individuelle et peser dans les orientations du SYVALORM.
Que peut faire une nouvelle équipe municipale ?
- D’abord, s’interroger sur la stratégie du ramassage des ordures ménagères et du tri sélectif dont l’efficience interroge tous les contribuables.
- Insister sur une communication pour la baisse des volumes et du poids global des ordures ménagères. Demander au SYVALORM de créer des challenges intercommunaux pour récompenser les contribuables consciencieux.
- Réfléchir sur les levées car les efforts des citoyens ne sont pas suffisamment récompensés. Le coût à la levée amène parfois des dérives et des comportements inappropriés avec des dépôts sauvages constatés sur la commune. Il faut sanctionner sévèrement ces dérives qui de plus sont très coûteuses pour les collectivités.
- Accompagner les gros producteurs de déchets plutôt que de les stigmatiser. Réfléchir ensemble aux problèmes liés aux collectes et aux traitements, pour trouver des solutions bénéfiques à tous les acteurs du territoire.
- Enfin, revoir le schéma global du traitement des déchets pour comprendre et stabiliser les coûts.
Sur l’ensemble de ces lignes, seule une politique influente au sein de la communauté de communes et donc au sein du SYVALORM peut donner une inflexion à la politique de ramassage et de traitement des déchets.
La liste « Torcé, une campagne à vivre » reste très sensible à la question des déchets. Il faut prendre conscience que cette question ne peut plus être éludée, renvoyée à la seule réponse de la mise en décharge. Il faut mettre en place des tables rondes, des assisses au niveau local pour orienter et décider de mesures efficaces qui engagent l’avenir.
Comment parler de baisse de prix quand les tonnages par habitants continuent d’augmenter et que les délégations de services publics ont justement besoin de justifier leurs prix par la collecte et le traitement de plus de tonnages ?

Ci-dessous, extrait du rapport financier du SYVALORM sur la période 2024.


La taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) , générée par l’Etat doit être payée par les entreprises ayant une activité polluante ou utilisant des produits polluants et in fine elle se retrouve sur la facture du contribuable. La TGAP, a fait un bond depuis 5 ans. Cette taxe se traduit dans les faits comme une sanction, profitant de l’augmentation généralisée des tonnages.
Vous pouvez retrouver toutes les informations citées ci-dessus sur le site du SYVALORM, dans le rapport annuel d’activité SYVALORM 2024 :https://www.syvalorm.fr/wp-content/themes/syvalorm/doc/99_AU-RA%20essai%20maitre%2004082025%208h40.pdf