Population

Avec 1412 habitants recensés en 2024, Torcé en Vallée a bénéficié du regain d’intérêt pour les campagnes depuis le milieu des années 90.

En Sarthe, les campagnes avaient subi un fort exode rural depuis le début du XIX° siècle et Torcé n’avait pas échappé à cette règle. Au plus haut Torcé a compté un peu plus de 1700 habitants au début du XIX°, pour compter seulement en 1990, 784 habitants.

Le renouveau démographique des années 90 et 2000, s’est essentiellement opéré par la venue de jeunes familles. Cette renaissance des campagnes s’est amorcée au départ des grandes villes, par cercles concentriques.

Les familles recherchant la meilleure combinaison entre :

  • Accès à la propriété,
  • Accès à l’emploi (la double activité au sein des familles s’est accrue depuis les années 70)
  • Recherche d’un bon cadre de vie.

L’intérêt du territoire grandit en même temps que l’offre de services tente de résoudre au plus vite le retard accumulé sur les années précédentes. L’emballement des années 1990/2000 suscite une forte mobilisation de projets neufs (Salle Cérès, Écoles, lotissements) et de services à la population (périscolaire, centre de Loisirs..).

Aujourd’hui, la commune doit faire face à un fort ralentissement démographique depuis les années 2010 et devra donc bâtir son plan d’action en fonction de cette nouvelle donne.

Le graphique suivant témoigne d’un fort ralentissement de la croissance de population depuis les années 2010.


ources : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2011101?geo=COM-72359#chiffre-cle-13

Pour rappel, le ralentissement de la démographique est en partie lié :

  • à la crise de l’immobilier de 2008
  • à la forte hausse des prix des carburants
  • à la disponibilité et au prix des terrains à construire
  • aux changements dans la normalisation des constructions qui ont fait exploser les prix
  • aux contraintes liés au nouveau PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal)
  • aux goûts en matière de logements qui évoluent
  • aux accès aux crédits plus difficiles
  • au marché de l’emploi en Sarthe concurrencé par les autres départements plus dynamiques

Une population en mouvement :

D’après le graphique ci-dessous, 60 % des habitants sont recensés comme habitant la commune depuis plus de dix ans et 40 % habitent Torcé depuis moins de dix ans. Or le marché du neuf est très ralenti depuis 2010, donc on assiste à de nombreux emménagements/déménagements et le marché de l’immobilier reste dynamique sur l’achat/revente et la location.

Au recensement de 2022, la commune compte 548 résidences principales pour 1412 habitants.

Sur ces 548 résidences, 84 % sont occupées par des personnes propriétaires ou en accession à la propriété.

Ces chiffres montrent que les résidences principales occupées par des locataires sont de 16%. Ceci traduit un marché de la location tendu pour des personnes qui recherchent un logement en location. Peu de locatif à disposition, c’est le risque de voir des personnes en recherche de logement se désintéresser de Torcé.

La démographie locale est un champ d’étude essentiel car c’est l’avenir d’un territoire en termes d’école, de maintien de l’artisanat, du commerce, des services ou du secteur santé.

Quelle taille critique doit conserver la commune pour y maintenir ses activités, sa ressource fiscale, sa dynamique ? Quels sont les leviers d’actions pour le conseil municipal ?

L’étude et la connaissance de la démographie est un processus majeur dans la maîtrise du champ d’action municipal. Elle indique les tendances, elle permet de prévoir, elle fixe les objectifs : à combien souhaitons-nous maintenir ou augmenter la population, par quels moyens et dans quelles conditions ?

Notre équipe souhaite mettre en place un plan prévisionnel après diagnostic interne, afin de connaître et de faire connaître les objectifs de développement de la commune en termes de démographie. Ces objectifs doivent également être partagés avec la population. L’attractivité d’une commune bénéficie à tous (prix du foncier, recettes fiscales..), mais si elle n’est pas maitrisée, elle peut conduire à des précipitations ou des erreurs d’orientations coûteuses pour la collectivité (coûts de fonctionnements, investissements inappropriés).